12/06/2013

Poème numéro 9 : Le travail

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Le travail

Elle avait longtemps transpiré
le creux de son aisselle flasque
les muscles las tout au long de sa hanche
lourdement exhalaient
le chrysanthème fatigué
par quelques nuits de gel
Et tandis que fourbue elle bâillait
en rêvant au bonheur
d’une nuit sans secousses
il cognait du bassin
dans le gras flageolant
des fesses de la femme
et devinait enfin
grimper à travers lui
les millilitres de la délivrance
Tout comme les ouailles
bafouillent les répons
d’une voix de cire qui fond
pendant qu’il émettait
en grognant comme un porc
elle fit : « Ah oui, mon chéri ! »
en songeant à 
déjà s’éponger

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