26/07/2013

Larmes roses d'une certaine étoile - n°7

Peintures : Marie Morel - Poèmes : Denys-Louis Colaux

Moma 1.jpg

Larmes roses d’une certaine étoile
 
Il faut aimer le rose
parce que l’usine des jours
n’en produit pas
ni la machine les engins
 
Dans la tête des hommes
c’est un bâtard du sang
c’en est une tisane
les hommes ont un clou
en lieu et place de cervelle
ce sont dénaturés
des fauves qui voient rouge
comme les toreros
 
O le rose est subtil
comme l’once de langue
que l’amant passe entre ses lèvres
aussitôt qu’il a soufflé le cristal d’un vers

Les commentaires sont fermés.