27/07/2013

A l'embouchure du fleuve Jazz - n°0

Notice atmosphérique : J'écoutais, en écrivant ceci, quelques pièces dispersées dans le temps (il me semble l'être moi-même) de Chet Baker que je signale ici, pour ceux que le voyage intérieur tente. Pour le reste, je cèdais à l'hypnose des photos de mon ami Philippe. Rien, selon moi, de plus jazz que la respiration musicale d'une femme baignée dans le spotlight  de son aura. Bousseau, - photographe, peintre, graveur, sertisseur, orfèvre : tout en un -, est un messager de la légende féminine et un grand capteur d'auras et de halos. Dès qu'il les a fixées, - à rebours des navrants entomologistes qui flinguent et épinglent - il les relâche et les regarde amoureusement s'essorer. Et puis, il se penche à sa table de travail et le voilà déjà qui menuise finement dans les matières évanescentes. Entre lui et moi, entre photographie et métaphore, un pont est jeté. On y voit tout au loin la terre promise et féminine. On n'entrera pas. Personne n'y entre. Pas même les femmes. Tout le reste est réalité. 

http://www.youtube.com/watch?v=60iTCMNG08A - http://www.youtube.com/watch?v=hBY6Ckk0CNA

http://www.youtube.com/watch?v=tO7HpibwCbA

A l'embouchure du fleuve Jazz

Photos : Philippe Bousseau - Poèmes : Denys-Louis Colaux

 

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